Créer ou transformer son jardin au Bassin d’Arcachon : les contraintes à connaître avant de commencer

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Créer un jardin au Bassin d’Arcachon ou dans le Val de l’Eyre ne consiste pas simplement à choisir une terrasse, une piscine et quelques végétaux.

Chaque terrain possède ses propres caractéristiques : nature du sol, végétation existante, exposition, vis-à-vis, gestion de l’eau, réglementation d’urbanisme… Autant d’éléments qui peuvent profondément influencer la conception du projet.

C’est justement ce qui rend la conception paysagère intéressante : plutôt que de subir ces contraintes, il est possible de les intégrer pour créer un jardin cohérent, durable et réellement adapté à son environnement.

Avant de dessiner, il faut comprendre le terrain

C’est une étape souvent sous-estimée.

Avant de réfléchir à la forme d’une terrasse ou à l’emplacement d’une piscine, il faut observer le terrain.

Comment la maison est-elle orientée ?
Quelles sont les vues intéressantes ?
Où se trouvent les vis-à-vis ?
Quels arbres sont déjà présents ?
Comment circule le soleil au cours de la journée ?
Où l’eau s’accumule-t-elle lorsqu’il pleut ?
Quels espaces sont réellement utilisés par les habitants ?

Deux jardins de même superficie peuvent ainsi nécessiter deux projets complètement différents.

Un bon projet paysager commence rarement par une liste de végétaux. Il commence par une lecture du lieu.

1. Les règles d’urbanisme peuvent modifier le projet

Piscine, terrasse, extension, carport, clôture ou modification importante d’un extérieur : avant de commencer les travaux, il est indispensable de vérifier les règles applicables à la parcelle.

Il n’existe pas une règle unique pour l’ensemble du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre. Les documents d’urbanisme, les zonages et les prescriptions peuvent varier selon la commune et selon la parcelle.

À Arcachon, par exemple, un PLU en vigueur définit les règles applicables au territoire. Dans le Val de l’Eyre, le cadre intercommunal s’inscrit dans une logique de PLUi-H et doit également être regardé à l’échelle de la commune et du terrain concerné.

Le PLU peut notamment avoir une incidence sur :

  • l’implantation des constructions et extensions ;
  • les distances par rapport aux limites ;
  • les surfaces végétalisées ou de pleine terre ;
  • les possibilités de stationnement ;
  • les clôtures ;
  • les piscines ;
  • les secteurs soumis à des protections particulières ;
  • ou encore la préservation de certains éléments paysagers.

Une piscine de moins de 10 m² peut, dans le cas général, être dispensée d’autorisation d’urbanisme, mais le PLU peut néanmoins imposer des règles spécifiques. Il est donc important de vérifier les règles locales avant de considérer qu’un projet est automatiquement réalisable.

Le rôle du concepteur paysagiste n’est pas de remplacer le service urbanisme de la commune, mais d’intégrer ces contraintes très tôt dans la réflexion afin qu’elles soient prises en compte dans la conception.

2. Les arbres existants sont parfois les véritables fondations du projet

Sur le Bassin d’Arcachon et dans le Val de l’Eyre, la végétation existante peut constituer une richesse exceptionnelle.

Pins, chênes, arbousiers, végétation spontanée… certains sujets donnent immédiatement une identité au terrain.

Lorsqu’un beau sujet existe déjà, la question ne devrait pas être :

« Où peut-on construire malgré cet arbre ? »

mais plutôt :

« Comment pouvons-nous construire le projet autour de cet arbre ? »

Un grand arbre peut devenir le point de départ d’une composition entière.

Il peut apporter de l’ombre à une terrasse, cadrer une vue, créer une profondeur dans le jardin ou simplement donner au terrain une maturité qu’il faudrait plusieurs décennies pour retrouver après une plantation.

La conservation des arbres existants n’est donc pas uniquement une contrainte écologique. C’est aussi un véritable outil de conception.

3. Le sol et l’eau doivent être intégrés dès le début

Le jardin du Bassin n’est pas un jardin générique que l’on pourrait reproduire ailleurs.

La nature du sol, le drainage, les périodes de sécheresse et les épisodes de fortes pluies doivent être pris en compte dans le choix des aménagements et des végétaux.

La gestion de l’eau est notamment devenue un sujet central.

Plutôt que de considérer l’eau comme quelque chose dont il faut simplement se débarrasser, on peut chercher à ralentir son cheminement, favoriser son infiltration lorsque les conditions du terrain le permettent et créer des dispositifs qui s’intègrent naturellement au paysage.

Une noue végétalisée, une zone plantée, un sol perméable ou une organisation différente des surfaces minérales peuvent parfois participer à cette gestion.

La bonne solution dépend toutefois toujours du terrain et des règles qui lui sont applicables.

4. Un jardin réussi ne consiste pas à remplir tout l’espace

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes dans les projets d’aménagement extérieur.

Lorsqu’un jardin paraît vide, la première réaction est souvent de vouloir planter davantage.

Mais un jardin peut être beaucoup plus élégant lorsqu’il est organisé autour de quelques masses végétales fortes, d’un ou plusieurs arbres structurants et de véritables espaces libres.

Le vide fait partie de la composition.

Une terrasse n’a pas besoin d’être entourée de végétation sur tous ses côtés. Un arbre n’a pas besoin d’être accompagné de dix espèces différentes. Une perspective peut avoir besoin d’être dégagée pour être réellement intéressante.

C’est ici que le travail du concepteur paysagiste prend tout son sens : déterminer où planter, mais aussi où ne pas planter.

5. Concevoir pour aujourd’hui… mais surtout pour dans dix ans

Un jardin fraîchement réalisé peut être séduisant dès la première année.

Mais un bon projet doit être pensé avec son évolution.

Un arbre qui mesure trois mètres aujourd’hui peut devenir un élément majeur du jardin dans dix ou vingt ans.

Une haie trop dense peut rapidement devenir disproportionnée.

Une plantation choisie uniquement pour son aspect au moment de la réalisation peut perdre son intérêt après quelques années.

La conception doit donc tenir compte du développement des végétaux, de leur entretien, de leur relation entre eux et de leur évolution saisonnière.

L’objectif n’est pas de créer un jardin « terminé » le jour de la plantation.

L’objectif est de créer un jardin qui vieillit bien.

Havre de paix au Pyla
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6. Transformer les contraintes en qualités paysagères

C’est finalement l’un des principes fondamentaux d’un projet paysager.

Un vis-à-vis peut devenir l’occasion de créer une profondeur végétale.

Un arbre existant peut devenir le centre de la composition.

Une contrainte d’implantation peut permettre de créer une succession d’espaces.

Un terrain exposé au soleil peut conduire à une palette végétale plus résiliente.

Une difficulté liée à l’eau peut devenir l’occasion de travailler différemment les sols et les plantations.

Une réglementation contraignante peut même obliger à conserver davantage de végétation et contribuer à préserver le caractère naturel d’une propriété.

Les contraintes ne sont donc pas nécessairement les ennemies du projet.

Elles peuvent devenir le point de départ de sa conception.

Concevoir un jardin, c’est bien plus que choisir des végétaux

Un jardin réussi est le résultat d’un équilibre entre architecture, usages, végétation et environnement.

C’est pourquoi, chez Nid Extérieur, nous commençons par observer le lieu avant de chercher à le transformer.

Nous cherchons les bonnes proportions, les vues à conserver, les perspectives à créer, les arbres à mettre en valeur et les végétaux capables de trouver naturellement leur place dans le projet.

L’objectif n’est pas de créer un jardin qui pourrait être installé n’importe où.

L’objectif est de créer un jardin qui semble avoir toujours appartenu à son lieu.

Sur le Bassin d’Arcachon et dans le Val de l’Eyre, cette approche prend tout son sens : travailler avec le paysage existant, avec le climat, avec la végétation et avec les contraintes du terrain pour créer un extérieur à la fois esthétique, vivant et durable.

Vous avez un projet de jardin au Bassin d’Arcachon ou dans le Val de l’Eyre ?

Chaque terrain possède ses propres contraintes et ses propres potentiels.

Une première étude permet de comprendre le lieu, d’identifier les possibilités et de définir les grandes orientations du futur jardin avant d’engager les travaux.

Nid Extérieur accompagne la conception de jardins sur mesure, de l’analyse du site aux premières esquisses et aux visualisations du projet.